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Des sollicitations à aimer et à servir

Dernière mise à jour : 17 janv.



2024, janvier/ Il ne tient qu’à nous que 2024 soit, selon la belle expression ancienne, un « an de grâce du Seigneur ». Au sens où nous sommes sans cesse appelés à découvrir que Dieu nous fait grâce et que nous pouvons, là où nous sommes et avec ce que nous sommes, répondre librement et activement aux dons qu’Il nous accorde.

 

Pour cela, regardons, écoutons.  Avec un cœur ouvert, réaliste, sainement critique, assoiffé de communion, généreux et toujours disposé à servir, comme nous y invite saint Ignace de Loyola dans  la dernière contemplation des Exercices Spirituels : « Prends, Seigneur, et reçois... »

 

L’actualité nous apporte chaque jour son lot d’événements qui prennent, si nous le voulons, les traits de sollicitations à aimer et à servir.

 

N’est-ce pas ainsi que nous pouvons accueillir la déclaration « Fiducia supplicans » du Cardinal Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, Victor Manuel Fernandez ? Elle a réjoui, surpris, troublé, voire scandalisé. Le Cardinal a dû publier une explication plus longue que la déclaration. Des évêques et des épiscopats ont réagi officiellement en donnant leur ligne pastorale. Voilà bien un document qui nous invite à ne pas réagir à la légère. Comment ? En cherchant d’abord la visée pastorale du Pape François qui veut aider les membres de l’Eglise à croître dans la conscience de l’amour infini de Dieu pour tous les hommes, quelle que soit leur situation. Puis, en distinguant autorisation et obligation.  En n’oubliant pas non plus les exigences de la morale chrétienne qui découle de ce que Dieu a fait et de ce que le Christ a dit, de sorte qu’il y a des situations en soi mauvaises à côté d’autres en soi bonnes. Enfin, en écoutant volontiers ce que les évêques nous disent.

 

La nomination d’un nouvel évêque diocésain est aussi l’occasion d’une belle prise de conscience d’être Eglise. C’est le cas pour le diocèse de Valence où se trouve notre revue. Après des mois d’attente et de prière confiante, un nouveau pasteur arrive. Ensemble et sous sa houlette, tous se réjouissent de prendre des chemins de synodalité pour mieux vivre du Royaume et partir l’annoncer. Bienvenu, Père François Durand !

 

La guerre et encore la guerre ! Notre compassion et notre entraide sont  sollicitées par ce fléau créé de toute pièce par l’égoïsme, l’ambition, l’envie, la vengeance qui nichent encore et toujours au cœur de l’homme et sont attisés par le Malin, homicide dès le début. Pour nous chrétiens, qui croyons en Celui qui a accepté d’être victime de la méchanceté des chefs de son peuple et qui a versé son sang en aimant jusqu’au bout et en pardonnant à ses bourreaux, toute situation de guerre doit nous conduire à travailler à changer nos cœurs à l’image de Celui qui est «doux et humble de cœur». Le sacrement de l’Eucharistie est un moyen tout indiqué pour ce faire. Il peut nous transformer en artisans de paix.

 

Un nouveau gouvernement dont la feuille de route est le « réarmement » et la « régénération » suscite au moins une respectueuse expectative. Sans être dupes des efforts sémantiques employés pour redonner quelque espoir à une nation largement désabusée, les chrétiens qui veulent être dans le pays comme l’âme dans le corps, sauront s’engager au nom d’une charité sociale éclairée par leur Foi.

 

Ces quatre exemples de « sollicitations » qui nous viennent de l’actualité, montrent bien l’importance d’une vie intérieure sérieuse, régulière, profonde. Nous savons combien les Exercices Spirituels de saint Ignace y contribuent.

 

P. Philippe Barbier CPCR

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